Les cantines à Rouen : en bio et en régie

ILS ONT CHOISI L'AGRICULTURE BIO

Paris Normandie du 13 avril 2009

 

Ils ont choisi l'agriculture bio

 

 

 

Sur les hauteurs de Pont-Audemer, Benoît Lelièvre et sa femme Paola, 35 ans tous les deux, racontent leur aventure d'agriculteurs bio, au beau milieu des vaches jersiaires au lait si riche et énergétique. « Nous avons une douzaine de vaches, plus 250 poules que nous élevons pour les oeufs, 40 chèvres, quelques veaux également. Nous vendons le lait, les oeufs, du fromage sur les marchés de Pont-Audemer, aux adhérents des Amap également (*)», annonce Paola. Au bout de huit ans, on en vit assez bien ».

 

 

Mais pour produire bio, il faut que l'alimentation le soit. « Les poules sont au plein air, se nourrissent de ce qu'elles trouvent et de blé bio, de seigle provenant de la coopérative Bioserre dans l'Eure, détaille Benoît Lelièvre. Les vaches mangent également des compléments de blé bio, des résidus de nos fromages également. Les chèvres sont à l'herbe, au foin, à la luzerne… C'est une vraie démarche professionnelle, une suite naturelle pour moi. J'ai été animateur et formateur au Parc des boucles de la Seine-Normande (ex Brotonne) après un BTS en protection de la nature. Un jour, je me suis dit : au lieu de conseiller ces gens, deviens ces gens ! ».

 

Mais si le cheminement est naturel dans la tête de Benoît Lelièvre, l'installation en tant qu'agriculteur l'est moins. « Je n'ai pas repris de terres familiales, j'ai dû louer des terres, et surtout je me suis lancé dans le bio sans aides, et en faisant de la vente directe, sans circuit véritable de distribution. Il y a huit ans, le bio, c'était l'aventure, et je faisais partie des originaux. Aujourd'hui, je vois qu'on est enfin

considéré ».

 

 

Ecouté, compris, aidé par les chambres d'agriculture de l'Eure et de la Seine-Maritime en effet. Elles viennent de signer une convention avec le groupement régional des agriculteurs bio (Grab) de Haute-Normandie. « C'est déjà une reconnaissance, salue l'éleveur. L'assurance que ce secteur peut être dynamisé, que des agriculteurs intéressés peuvent se convertir au bio. C'est dans l'air du temps, les consommateurs nous réclament ! ».

 

 

Et même s'il est adepte d'une vente en direct, par ses propres soins, Benoît Lelièvre n'est pas l'ennemi des grandes surfaces. « Si c'est un moyen pour les consommateurs d'acheter bio, alors je dis oui tout de suite ».



20/04/2009
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